Cogito ergo sum

Comment se forgent mes idées?


   Vous le savez, je tiens sur FB une page revue de presse où je sélectionne de manière totalement subjective les articles qui me plaisent le plus.

Mais d'autres, qui n'ont pas eu les faveurs de mon tri auront pourtant impressionné mon imaginaire, parfois plus au niveau des commentaires échangés sur le sujet abordé que sur la thématique elle-même.

Ce qui fait que je peux surprendre certains de mes lecteurs.

En effet, je suis tout à fait capable de vous pondre une création immédiatement réalisable ou bien me projeter sur dix ans à venir.

Pour être crédible, je me dois d'étudier tous les niveaux technologiques, me former dans des domaines aussi variés que les bio composites ou la mécanique des fluides voire les règles les plus élémentaires de gestion, car un projet ne vaut que par sa pertinence économique.

Hier, avec un ami FB qui travaille au CEA, nous parlions de choses et d'autres, le point de départ étant une opération locale en lien avec la transition énergétique.

Très vite, du fait de ma formation de base, orienté économie, j'ai songé que réduire notre production de co² via l'emploi des énergies vertes était, si si, une vision court termiste.

Nous avons besoin de dépolluer l'atmosphère et les terrains (y compris liquides) de nos erreurs des décennies passés. Avantage? Nous avons rejeté tellement de polluants qui peuvent être valorisés pour de nouveaux usages que leur exploitation offre des emplois locaux, des gisements miniers incroyables puisqu'il s'agit de puiser sur place des « briques » de matériaux déjà extraits, juste à faire un tri avant leur recombinaison.

Après les mines à ciel ouvert, les mines à l'air ambiant.

Imaginons des turbines, des aspirateurs géants qui, tout à la fois seraient des sources d'énergie verte, éolien, et des filtres chimiques... Vous devinez mon intention?

Je pousse un peu plus loin ma pensée.

Quelle infrastructure industrielle en fin de cycle pourrait satisfaire nos besoins en genie civil en en faisant un nouvel usage au moindre coût? Juste en changeant leur utilisation? D'une utilisation polluante, en faire un usage totalement inverse?

Les vieilles centrales électriques. En effet, ces cheminées si familières ont un profil aérodynamique d'un gigantisme tel que leur fabrication a été incroyablement chère.

cheminee.jpg

Au lien de les démolir, réutilisons les. Intégrées depuis tant d'années dans le paysage, elles seront mieux acceptées par la population que de construire d'autres unités. De plus, leur emploi offre des emplois à la population locale. Donc, ces cheminées, de par leur forme peuvent devenir des éoliennes géantes dont la partie mécanique, interne à ces profils, seront des ajouts invisibles. L'économie de BTP occasionné par leur réemploi libère un pouvoir d'investissement pour ajouter une fonction captation de co², mais aussi de particules chimiques en suspension dans l'air.

Après capture, tri et revente. Les éléments polluants, actuellement non rentables si l'on cherche à les prélever seuls, deviennent économiquement viables si on les intégre dans un process industriel plus vaste. Faire d'une pierre deux coups, cette expression vous parle?

Pour le milieu liquide, prenons le cas des stations d'épuration. Jour après jour, on apprend que l'on y retrouve des molécules de médicaments, traces de stupéfiants, métaux lourds etc...

Là aussi, valorisation sur base d'infrastructures existantes.

On songe à faire des microcentrales au fil de l'eau. Tel un chercheur d'or, tamisage du limon, extraction des éléments polluants à recycler.

Autrefois, le limon servait aux agriculteurs, maintenant, on capte les particules pour les accumuler, les trier, tel un énorme entrepot... et, là aussi, les composés à forte valeur (or par exemple) financent les « briques » utiles mais à faible valeur, c'est ce que j'appelle, l'optimum de l'économie circulaire:

On produit une énergie verte locale, on capte la pollution du milieu ambiant via le « travail » fourni, et on fait le tri sélectif qui réduira d'autant nos importations minières, d'où amélioration de notre balance commerciale. C.Q.F.D.

Le tableau périodique des éléments, également appelé table de Mendeleïev nous donne toutes les caractéristiques physiques et chimiques de ces « briques » pour les capturer, force centrifuge, capacités électriques etc... Donc, yapuka!

A+

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