Science fiction économique

Science fiction économique

EDF n'est plus producteur d'électricité!

Cette nouvelle bouleversa l'opinion publique lorsque l'on découvrit cette manchette sur le site d'un magazine économique ce matin sur nos écran électroniques.

Ce projet, tapi dans l'ombre, était programmé de longue date.

En effet, la sociologie de la France avait évolué.

Le développement des sources alternatives à la production d'énergie avait crée un foisonnement de micro producteurs locaux.

Chacun voulant avoir son autonomie énergétique s'était équipé, suivant les lieux, suivant ses moyens et ses besoins, d'un mix énergétique. Solaire, éolien, méthanisation... tout avait été progressivement développé pour que, finalement, du particulier au professionnel, tout lieu était à même de sécuriser son approvisionnement.

Dès lors, les centrales « classiques » obsolètes, coûteuses, s'étaient éteintes l'un après l'autre, avec le bénéfice primaire de ne plus avoir de pertes de transport, de limiter l'usage de lignes hautes tension, de réduire les ruptures de distribution.

Que devenait alors EDF?

Un courtier en énergie.

Avec l'arrivée des compteurs intelligents, depuis un poste de supervision, l'entreprise gérait toute cette production locale et faisait la bascule entre l'offre et la demande sur un réseau « smart grid » automatisé à l'extrême.

Cette forme de service public avait plusieurs conséquences:

Un redéploiement du personnel sur des fonctions de maintenance, de mise à niveau des infrastructures, de revalorisation des lignes désormais inutiles par un recyclage des matériaux, source de revenus qui compensait le démantèlement des centrales hors normes.

Ces outils avaient aussi l'avantage d'être, en temps réel, un processus d'audit du réseau, révélant les installations en fin de vie, les zones résiduelles de limites de production, de gérer dès l'annonce de projet industriel énergivore les moyens à mettre en oeuvre pour assurer une alimentation fiable au jour J.

Les besoins en énergies fossiles résiduelles étaient satisfaites par des algocarburants cultivés là où se trouvaient les derniers « foyers » de production de Co², purifiant ainsi l'atmosphère.

Le pays avait retrouvé son indépendance énergétique, voire exportait vers ses voisins proches quelques MW suivant les besoins ponctuels.

La facture d'électricité se résumait plus à un abonnement aux services techniques qu'à une réelle consommation.

Mais ce n'est que de la science fiction...

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